Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /Sep /2009 14:21

« Qu’est-ce que le peuple ? C’est ce qui, dans une nation, ne veut jamais s’agenouiller. » Albert Camus.

 

L’auteur de « La Peste » s’y entendait en esprit de résistance, lui qui participa à la lutte contre les Nazis et fonda le quotidien « Combat » pendant la seconde guerre mondiale.

Certes, nous ne sommes plus au temps où la peste brune du nazisme se propageait insidieusement en Europe, profitant de la faiblesse coupable des démocraties qui lui faisaient face.

Mais aujourd’hui, dans notre pays, se développe une autre forme d’atteinte aux libertés individuelles et collectives.

Si nous n’y prenons pas garde, c’est toute l’organisation sociale de la France, fondée à la fin de la seconde guerre mondiale par le Conseil National de la Résistance, qui va être mise à mal, voire démantelée. Le paradoxe, c’est qu’au moment où la crise mondiale que nous traversons fait la preuve de l’utilité d’une organisation sociale à la française contre les excès de l’ultra-libéralisme, notre président poursuit son entreprise de démantèlement des services publics. Fidèle à son crédo libéral malgré un gauchissement de son discours qui ne trompe que les naïfs il soigne sa communication, rencontre les dirigeants des grandes banques en présence des caméras pour bien montrer qu’il se fâche tout rouge contre eux et qu’ils ont intérêt à moraliser leurs pratiques sous peine de punition. Toute cette mise en scène est destinée à amuser la galerie, un point c’est tout.

Un autre aspect qu’il faut dénoncer, c’est le détricotage de la décentralisation qu’opère petit à petit le chef de l’état et son gouvernement. Si nous, tous les citoyens attachés à la démocratie locale ne réagissons pas, c’est tout l’esprit des lois de décentralisation mises en place par le gouvernement de Pierre Mauroy qui va disparaître. Le but du chef de l’état est d’enlever le pouvoir d’initiative et l’autonomie qui avait été accordés aux régions et aux départements et de contrôler plus directement, par le biais de préfets caporalisés à ses ordres, les exécutifs régionaux et départementaux.

Il faut savoir qu’actuellement un redécoupage des circonscriptions se prépare, sous prétexte de les actualiser en fonction des évolutions de population. En réalité l’objectif caché est de rendre certaines de ces circonscriptions plus faciles à gagner pour les candidats de l’UMP. En fonction des projections actuelles, si ce projet voit le jour, une trentaine de postes de députés actuellement acquis à la gauche pourraient revenir à la droite.

Non, nous ne sommes pas sous un régime totalitaire, non, nos libertés n’ont pas été supprimées, fort heureusement notre démocratie est encore bien vivante, mais certains signes doivent nous amener à réfléchir à l’évolution que pourrait connaître notre république si nous n’utilisons pas suffisamment nos droits de citoyens, droits de nous informer et de ne pas nous laisser endormir par les effets d’annonce, par une politique de communication visant avant tout à camoufler la réalité et à nous détourner des questions de fond.

 

Prochainement, le trois octobre, sera organisée la première « votation » à l’initiative des partis de gauche, des syndicats et de nombreuses associations nationales. Il s’agit de donner à tous les citoyens qui le veulent l’occasion de s’exprimer par un vote sur le statut que nous voulons pour la Poste. Voulons-nous qu’on poursuive sa privatisation ou voulons-nous qu’elle demeure un service public accessible à tous, sur tout le territoire ? Même si ce vote a une portée symbolique, j’invite tous les citoyens attachés à la défense des services publics à venir s’exprimer. Plus nous serons nombreux, plus la portée de cette votation sera forte et en mesure d’être entendue au plus haut niveau de l’état.

 

Civray, le 7 septembre 2009.

Gérard Minault

Secrétaire de la section de Civray-Charroux du Parti Socialiste.

Par Gérard Minault - Publié dans : Réflexions
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Samedi 5 septembre 2009 6 05 /09 /Sep /2009 09:58
Vendredi dernier 4 septembre,  Jean-François Macaire, premier secrétaire fédéral, accueillait les Socialiste de la Vienne au Moulin de Chasseigne à Poitiers. Ce fut l'occasion de faire le point de la situation politique actuelle et de tracer les objectifs à venir.

Nos élus, membres du Conseil Général, députés nationaux et européens ont pris la parole pour souligner les dangers que nous fait courir la politique pernicieuse du pouvoir actuel, sous la direction d'un président désireux de rassembler tous les pouvoirs entre ses mains au détriment de la démocratie : retour en arrière sur la décentralisation, reprise en main de la justice, charcutage des circonscriptions pour les futures législatives !
Jean-Michel Clément, notre député, a parfaitement souligné ces risques d'amoindrissement de notre démocratie et d'appauvrissement des pouvoirs et des moyens financiers à la disposition des collectivités locales.

Nous étions 7 militants de la section de Civray, dont nos deux adhérentes les plus âgées, heureuses d'être aux côtés de leur député.

Par Gérard Minault - Publié dans : Manifestations
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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /Sep /2009 14:34

Parti Socialiste : gardons l’espoir !

 

Un monde en crise

Dans un monde aujourd’hui comparable, comme le dit Paul Virilio (1),  à un avion sans cabine de pilotage, il est urgent de reconstruire  le poste de pilotage et d’y placer un équipage avisé.

La crise majeure que nous connaissons n’est certes pas la première que le système capitaliste traverse mais elle souligne encore plus que les précédentes le cynisme et l’égoïsme auxquels conduisent les excès d’un tel système. Aucun dirigeant des grands états du monde n’est en mesure actuellement  d’infléchir la course folle au profit dans laquelle sont lancés les organismes financiers (2) , soucieux avant tout d’une rentabilité immédiate, au travers de leurs traders, champions des gains ou parfois des pertes au sein de l’économie virtuelle. Mais elle n’est pas virtuelle la conséquence de leurs paris cyniques et dangereux sur les millions de travailleurs dont le pouvoir d’achat diminue quand ils ne perdent pas leur emploi.

La mondialisation ne peut-elle pas emprunter une autre voie que celle de ce capitalisme sauvage, espèce de Moloch insatiable, pilleur des ressources naturelles, auquel on sacrifie les plus fragiles des enfants de la Terre ?

 

Quelles solutions ?

La solution existe, sans doute, elle doit émerger très vite si nous ne voulons pas mettre en péril l’avenir de notre patrimoine commun, la Terre, sur laquelle nous ne faisons que passer et que nous avons le devoir de transmettre à nos descendants dans les meilleures conditions.

La solution, elle ne peut être que mondiale, liée à une prise de conscience collective aboutissant à une gouvernance respectueuse de l’environnement et veillant à une plus juste répartition des biens entre les hommes.

La solution, elle peut déjà être esquissée au niveau national, même si ce n’est pas suffisant. Mais ce n’est pas par les effets d’annonce, par les rodomontades contre les grands banquiers (qui savent qu’ils n’ont rien à craindre) comme le fait notre président actuel que nous ferons changer les choses.

Non, il nous faut nous engager dans un véritable changement dans notre système de valeurs, mettre fin à cette nouvelle caste de financiers sans scrupule. Pour cela l’Etat doit peser réellement au sein des banques pour qu’elles acceptent de prêter davantage aux petites et moyennes entreprises. Certes, le rendement de tels prêts sera moins intéressant pour elles, mais cela permettra de sauver des emplois, voire d’en créer. Le tissu des PME-PMI est le plus porteur d’emplois mais aussi le plus fragile, c’est vers lui qu’il faut orienter l’épargne en priorité.

 

Et le Parti Socialiste ?

J’en viens au Parti Socialiste : la dernière Université d’été du PS à La Rochelle, les 28, 29 et 30 août derniers à laquelle j’assistais a été boostée par un vent nouveau, venant de l’Atlantique, probablement des côtes américaines à l’Ouest. Est-ce l’effet Obama ? Toujours est-il que ce fut un moment fort de rassemblement, de réflexions et de propositions. Les milliers de militants présents sont repartis ragaillardis par les pistes mises en avant par Martine Aubry, que ce soient la proposition de primaires ouvertes (à définir), le non cumul des mandats, la réflexion sur le projet pour 2012 et j’en passe.

S’il n’y a pas de pilote dans l’avion au niveau mondial, au niveau de chacune des 20 régions dirigées par la Gauche, nous avons un équipage et son pilote dans la cabine de pilotage.

 Pour le Poitou-Charentes, pour parler de celle que je connais le mieux, le pilote et son équipage, contrairement à ce qui se passe au niveau de l’Etat, ont su prendre la mesure de la crise et intervenir au mieux de leurs moyens pour aider les entreprises en difficulté, pour prendre le virage d’un progrès plus respectueux de nos ressources naturelles, pour favoriser l’accès de tous à la culture. (CF les Nuits Romanes.)

Non, contrairement à ce qu’affirmait un philosophe récemment, le Parti Socialiste n’est pas mort. Peut-être s’était-il assoupi, comme la Belle au bois dormant du conte, mais la brise du charmant port de La Rochelle l’a réveillé. Il a craché le morceau de pomme empoisonnée qu’il avait en travers de la gorge et il se prépare avec confiance et détermination pour de nouvelles échéances.

 

Paul Virilio est philosophe, urbaniste et essayiste. Sa hantise, c'est le déficit démocratique dû à la vitesse et à la course au temps liées à l'informatisation de la société.

Cf la dernière réunion du G20.

 

Gérard MINAULT, 

Secrétaire de la section de Civray-Charroux du Parti Socialiste.

Publié le 2 septembre 2009.

Par Gérard Minault - Publié dans : Réflexions
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